Nils ou la petite grenouille

Bienvenue sur mon blog

Rééducation périnéale : ma première séance chez le kiné

Enregistré dans : Divers — nilsoulapetitegrenouille @ 12:36

perinee.jpeg

Hier,  mon périnée a bossé un petit peu. Cela fait déjà 3 mois que mon petit Nils est né et je ne m’étais pas encore penchée sur le cas de mon périnée. En août, à la visite post accouchement, mon gygy a diagnostiqué un périnée encore bien musclé. Il m’a prescrit les 10 fameuses séances remboursées par La Sécurité Sociale. Cependant, il estimait que 5 séances seraient largement suffisantes pour retrouver un périnée de compétition. C’est un peu pour cette raison que je ne me suis pas empressée de prendre rendez-vous chez une sage-femme ou un kiné. De plus, je me sentais relativement bien. Je parvenais à faire le « stop pipi » sans difficulté, pas de fuite urinaire, question « câlins » : pas de problème non plus. Par contre, je ressentais parfois comme une impression de « lourdeur » dans le bas de ventre.    

Sage-femme ou Kiné ?     

Mon gygy m’a conseillée d’opter plutôt pour une sage-femme qui utilise la technique manuelle. Selon lui, une sage femme aurait une meilleure connaissance du périnée et la technique manuelle (toucher vaginal qui permet de comprendre comment fonctionnent tous les muscles du périnée et comment les entraîner) serait plus efficace.    

Je n’ai pas suivi les conseils de mon gygy. Non, pas que je suis pourvue d’un esprit de contradiction, mais dénicher une sage-femme exerçant la technique manuelle à Issy-les-Moulineaux ou à proximité, c’est un peu comme chercher une aiguille dans une botte de foin. Je me suis donc rabattue sur un kiné pratiquant la technique « biofeedback » (rétrocontrôle). Cette technique consiste en l’utilisation d’une sonde placée dans le vagin, elle-même reliée à un appareil sur lequel on peut suivre l’intensité des contractions. C’est ma belle mère qui m’a transmis l’adresse de ce kiné dans le 15ème arrondissement. En effet, je ne connaissais pas plus de sage-femme que de kiné !    

Me voilà donc partie pour ma séance. L’immeuble, datant du début du siècle, est vieillot. Le cabinet se situe au 5ème étage et je choisis plutôt les escaliers à l’ascenseur grillagé (avec toutes ces histoires d’accidents mettant en cause des ascenseurs vétustes, ne tentons pas le diable !). 

La kiné (car c’est une femme) est sympathique. Elle m’explique comment va se dérouler la séance. Je l’informe que je n’aurai peut-être pas besoin d’effectuer toutes les séances car, selon mon gygy, mon périnée est encore bien tonique. Elle me fait allonger sur un fauteuil inclinable et effectue un toucher vaginal. Elle me demande « ce qu’elle fait ». Tantôt elle appuie vers le bas, vers le haut. Tantôt, elle appuie vers la gauche, vers la droite. Je panique légèrement, je ne sais pas où elle appuie. Je sens une pression, mais elle est légère et je suis incapable de dire où elle exerce cette pression (bas, haut, gauche, droite ???).  Elle branche sa machine infernale, me glisse la sonde dans le vagin. Lorsque le voyant sera vert (phase de « travail »), il faudra contracter le périnée et tenir (sans faire travailler les abdominaux). Quand le voyant sera rouge (phase de « repos »), il faudra relâcher le périnée et ainsi de suite, pendant 10 minutes. Pendant la phase « travail », je peux visualiser mes contractions sur l’écran. Il y a une échelle de 0 à 100. Une personne qui possède un périnée « normal » doit atteindre 100 lorsqu’elle contracte.     

L’exercice me semble dur et j’atteins péniblement les 30-35. Je suis tentée de faire travailler mes abdominaux pour m’aider. Les 10 minutes me paraissent une éternité et je fournis beaucoup d’efforts. Au milieu de la séance, je parviens difficilement au pallier 40. A la fin de la séance, je suis fatiguée et je me sens barbouillée (maux de cœur).   

Finalement, l’état de mon périnée n’est pas si bon que ça. Si je pars de l’hypothèse que j’atteignais la barre du 100 avant la grossesse et que j’atteins aujourd’hui la barre des 35, j’en déduis une perte de 65 % de la motricité. Cela me semble énorme ! La kyné estime qu’il me faudra au moins 6 séances pour retrouver un périnée vigoureux. Quand je vois l’importance de l’effort que m’a demandé l’exercice hier, j’ai la sensation que les 6 séances ne seront pas suffisantes.   

Concernant le sport, je peux continuer à pratiquer certains exercices comme le vélo. Certains exercices néfastes (ceux qui appellent à faire travailler les abdominaux et qui, par conséquent, exercent une pression sur le périnée), sont à éviter avant la rééducation totale de mon périnée.    

Ma prochaine séance aura lieu vendredi. J’ai déjà pris rendez-vous pour le lundi et le vendredi de la semaine prochaine. En effet, pour une meilleure efficacité, le rythme doit être de 2 séances par semaine. Entre les séances, j’ai décidé de continuer à muscler mon périnée. Le soir, dans mon lit, j’essaie de contracter pendant 5 ou 10 secondes, puis je relâche.    

J’espère obtenir rapidement des résultats. En effet, une décente d’organes ou souffrir d’une incontinence urinaire à 50 ans ne me tentent vraiment pas !               



2 réponses à “Rééducation périnéale : ma première séance chez le kiné”

  1. helenrosah
    helenrosah écrit :

    J’espère que ton périnée est maintenant en état! Le Dr Bernadette de Gasquet a fait un travail conséquent sur la protection (lors de l’accouchement) et la remise en forme du périnée (post-natal). Elle continue à former des sages-femmes et kinés qui viennent de partout en France pour suivre sa méthode formidable. Sa site web www.degasquet.com vous donnent des adresses des personnes ayant suivi ses formations. Il y a aussi des salles de gym qui font des cours de “abdos autrement” qui sont des abdominaux intelligemment fait (sans pression sur le dos ou le périnée). “et votre corps sourit” à Paris (0144352642) en est une. J’espère que ces infos vous aident….car moi non plus je n’avais pas envie d’avoir des problèmes d’incontinence et pire à 50 ans!

  2. Kasey
    Kasey écrit :

    Tombée par hasard sur cet article, je suis contente de voir l’avis d’une patiente sur la réeducation périnéale. Ca fait un peu peur… pour les patientes.

    Concernant l’avis de Gigi… je dirai que le rôle des kinés c’est quand même la réeducation et le travail musculaire. On a des cours d’urogynéco donc niveau connaissance on est qualifié. Niveau pratique évidemment par rapport à une sage femme peut être que l’on fait défaut !

    Mais les kinés qui mettent ” urogynéco ” sur leur plaque ont généralement en plus des formations ou des diplomes universitaires donc sont compétents.

    Aujourd’hui, pour la réeducation du périnée chez soi, tu as Ophrys, et les boules de Geisha.

    D’avoir fait du stop pipi était une erreur, généralement les kinés le déconseillent pour l’effet néfaste qu’il a. Car souvent les patients ne sachant pas ce qu’est le périnée, vont contracter les abdos.

    Pour avoir rencontrer De Gasquet je confirme c’est une méthode intéressante ! et son travail repose sur des années d’expériences et a l’avantage d’être compréhensible ! Bien plus, que les travaux de ses contemporains.

    Je crois qu’elle a sorti récemment ” abdos : arrêtez le massacre ” qui te donnera des exercices faciles et sans danger à faire chez toi.



Poster une réponse